| Colonies de vacances et classe de découverte |
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Le spécialiste des colonies de vacances thématiques et des classes de découvertes, de 4 à 17 ans, en France et à l'étranger. |
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Madame, Monsieur Le Conseil d’Etat vient de décider, pour se conformer aux termes d’une directive européenne, d ‘annuler le décret qui organisait le contrat d’engagement éducatif (CEE). Ce contrat d’engagement éducatif autorisait, dans des conditions légales, le fonctionnement de nos centres de vacances avec une présence constante auprès des enfants de nos équipes d’animation. La Cour de justice européenne a jugé que ces dispositions n’assuraient pas une protection suffisante de ces animateurs, les considérant strictement comme des salariés de droit commun. Or, nous n’avons pas, à l’instar de l’ensemble des mouvements éducatifs de notre pays, cette conception des choses : pour nous les quelques 500 000 jeunes qui encadrent chaque année près de 7 millions d’enfants, d’adolescents et de personnes en situation de handicap, s’engagent, par une démarche volontaire, sur des valeurs de citoyenneté et de mixité sociale. Ils portent ainsi « une mission d’intérêt général qui (leur) permet de prendre des responsabilités éducatives, sociales et citoyennes » (communiqué de presse de la Jeunesse au plein air du 14 octobre) La décision du Conseil d’Etat ne nous laisse guère de possibilités: doubler les équipes d’encadrement et augmenter ainsi le coût de nos centres d’une façon insupportable pour les familles et les collectivités qui les financent ? refuser ce diktat européen et se mettre en marge de la loi avec toutes les conséquences juridiques et financières qui pourraient en découler ? ou bien encore purement et simplement remettre en cause l’existence de notre association, baisser les bras et ne plus assurer, comme par le passé, notre fonction de lutte contre l’inégalité des vacances ? Un groupe de travail sur le CEE a été mis en place par le ministre de l’éducation afin de mener une réflexion collective sur l’avenir du secteur de l’accueil collectif de mineurs. Ce groupe de travail devra rendre ses conclusions en décembre prochain. Pour nous, comme pour l’ensemble du mouvement éducatif, seul un statut du volontaire d’animation pourra répondre aux besoins du secteur comme à la réalité de l’engagement de ces jeunes animateurs et animatrices et permettra une sortie par le haut de cet imbroglio juridique. Aujourd’hui nous ne pouvons augurer des décisions à venir mais nous joignons notre voix, à tous ceux qui s’adressent aux pouvoirs publics, aux élus afin de sauver les colonies de vacances. Nous vous enjoignons vivement de nous rejoindre dans cette bataille. Pour que les colonies de vacances vivent, Cordialement Gérard Laville, président d’EVA, le conseil d’administration et toute l’équipe permanente |
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